dimanche 19 avril 2009

Des véhicules de plus en plus propres en France


L’ADEME vient de publier le palmarès 2009 des véhicules les moins émetteurs de CO2.

Sur le marché français un véhicule neuf émet en moyenne 140 g/km de CO2. Ce résultat place la France en tête des pays européens avec le Portugal dans la course aux véhicules neufs les moins émetteurs de CO2 et ils ont déjà atteint l’objectif européen de 140 g/km de CO2.

Ce résultat s’explique par :

* l’effet « bonus-malus » : moins une voiture émet de CO2 plus la prime de l’Etat est importante. Plus d’infos en cliquant-ici.
* les progrès technologiques avec une offre plus étendue de véhicules à faibles émissions de CO2
* l’accroissement des prix du carburants et la crise économique qui ont fait évoluer le comportement des conducteurs.

Evolution du marché automobile

Le pourcentage des ventes de véhicules aux émissions de CO2 inférieures à 140 g/km a plus que doublé en 7 ans et représente, en 2008, 63% des parts de marché (contre 50% en 2007). Les comportements évoluent.
Ainsi, les ventes de 4X4 sont à leur plus bas niveau depuis 2004 ; il s’est vendu 27% de 4X4 de moins en 2008 qu’en 2007.
Par ailleurs, on constate cette année et pour la première fois depuis 1995 une chute de la puissance moyenne des véhicules (- 5 kW soit 6%) ainsi que de leur masse moyenne (- 32 kg soit 2,5%).
Les constructeurs français en bonne position

A l’échelle européenne, PSA est le seul constructeur à atteindre l’objectif de 140 g/km d’émissions de CO2 .
FIAT et Renault affichent, quant à eux, une moyenne d’émissions respectives de 141g/km et 144g/km.
En France, c’est FIAT qui prend la tête du palmarès 2009 des constructeurs les moins émetteurs de CO2, avec 133 g/km soit une baisse de 13 g sur un an.
PSA et Renault se placent aux 2ème et 3ème rangs du palmarès 2009 avec une moyenne d’émissions respective de 135 g/km (baisse de 5 g sur l’année 2008) et 136 g/km (baisse de 7 g sur l’année 2008).

Le palmarès 2009

Classement des véhicules Diesel les moins émetteurs de CO2 :

* SMART FORTWO 0.8L BVM5 : 88 g/km de CO2
* FORD FIESTA 3P/5P 1600 TDCi (90ch) ECOnetic : 98 g/km de CO2
* SEAT IBIZA 5P 1.4TDI (80ch) FAP ECOMOTIVE : 98 g/km de CO2

Classement des véhicules essence les moins émetteurs de CO2 :

* TOYOTA iQ 68 VVT-i : 99 g/km de CO2
* DAIHATSU CUORE II BVM5 : 104 g/km de CO2
* TOYOTA PRIUS (75ch) VVT-i : 104 g/km de CO2

Inspection des installations classées


Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat à l’Ecologie, a présenté le 8 avril 2009, le bilan de l’action de l’inspection des installations classées pour 2008, les priorités d’actions pour 2009 ainsi que les priorités en matière de contrôle de la sécurité industrielle (équipements sous pression, canalisations, industries extractives). A cette occasion, la secrétaire d’Etat a souligné l’importance des enjeux en matière d’installations classées et a salué l’action déterminée de l’inspection.
Elle a également rappelé que ces actions se situent dans une politique plus large définie par le programme stratégique de l’inspection signé par le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo, en juin 2008. Celui-ci fixe les axes d’actions de l’inspection de manière pluriannuelle, tels qu’issus du Grenelle de l’Environnement.

S’agissant du bilan 2008, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie a présenté plus particulièrement 3 actions : les plans de prévention des risques technologiques (PPRT), les actions de contrôle sur les pressings puis le plan d’action vieillissement des installations :

• A ce jour, sur 420 PPRT, 5 sont approuvés, 140 sont prescrits avec une forte augmentation depuis décembre 2007. La secrétaire d’Etat a rappelé l’importance de cet enjeu et le fort engagement du ministère pour accélérer la démarche afin que 80% des PPRT soient approuvés fin 2010.

• L’opération de contrôle menée sur 300 pressings en 2008 a mis en évidence un grand nombre de non conformités à la réglementation. 200 mises en demeure ont été proposées par l’inspection notamment en raison des défauts de ventilation. Or, ces défauts exposent au perchloréthylène, les salariés et les habitants des appartements situés au-dessus du pressing. Aussi la secrétaire d’Etat a-t-elle annoncé la mise en place d’une nouvelle réglementation ainsi que la mise en place progressive de contrôles périodiques par des organismes agréés.

• Concernant le vieillissement des installations, des pollutions dans le secteur pétrolier en 2007 et 2008, ont conduit l’an dernier à une campagne ciblée de contrôles particulièrement sur l’état des cuvettes de rétention, des canalisations ainsi que des fonds de bacs d’hydrocarbures. En raison des premiers résultats, Chantal Jouanno a décidé de renforcer la concertation avec les acteurs concernés sur l’avancée de ces travaux et souhaite aboutir à un plan d’actions ambitieux de contrôle, de surveillance et de maintenance d’ici fin 2009.

Pour les priorités 2009, la secrétaire d’Etat à l’Ecologie a insisté sur 2 actions qui doivent porter sur l’élimination des appareils contaminés aux PCB et le contrôle des produits chimiques :

• Concernant la contamination par les PCB, la secrétaire d’Etat veut qu’un plan d’élimination des milliers de détenteurs et des centaines de milliers d’appareils, d’ici fin 2010, soit mis en œuvre.

• La secrétaire d’Etat a décrit le nouveau rôle que doit, depuis 2008, assumer l’inspection concernant le contrôle des produits chimiques en lien avec la directive REACH.

Enfin, Chantal Jouanno a rappelé que le cadre général des installations classées connaitrait des évolutions avec :

• La création, dès cette année, d’un nouveau régime d’autorisation simplifiée pour les installations classées, qui sera intermédiaire entre le régime d’autorisation et le régime de déclaration.

• La mise en place d’une table ronde sur les risques industriels qui doit réunir, dans une formation de type Grenelle, toutes les parties prenantes.

• L’adoption prochaine par le gouvernement du plan santé environnement 2 pour la période 2009-2013.

Les installations classées sont les activités industrielles ou agricoles dont l’exploitation présente des risques pour la santé humaine et l’environnement. En France, Il y en a 500 000 dont 50 000 environ soumises à une autorisation préfectorale préalable. Sous l’autorité des préfets, les inspecteurs des installations classées travaillent au sein des directions régionales de l’industrie, de la recherche et de l’environnement, des nouvelles directions régionales de l’environnement, de l’aménagement et du logement, des directions départementales des services vétérinaires et de la préfecture de police de Paris.

dimanche 30 novembre 2008

L’OPEP décide de ne pas diminuer sa production, pour l’instant


Avec des prix du brut en dessous de 50$ le baril, on aurait pu supposer que l’OPEP fermerait le robinet le plus tôt possible. Certains de ses membres comme l’Iran, le Nigéria et le Venezuela disent que leurs économies nationales soufrent terriblement de cette baisse des cours.

L’OPEP réunie samedi a reporté sa décision sur la diminution de la production.
Cette décision est favorable pour les grandes économies occidentales, la Chine et L’Inde. Des prix du pétrole plus élevés pousseraient les pays fragilisés par la crise dans une récession plus profonde.

L’Arabie Saoudite souhaiterait une élévation des prix de 20$ pour amener le prix du baril à un prix raisonnable autour de 75$ qui éviterait de geler les investissements dans le secteur et qui mènerait à une crise des approvisionnements dans l’avenir.

La non décision de l’OPEP sera peut-être la seule bonne nouvelle économique de cette fin d’année au moins jusqu’à la prochaine réunion de l’OPEP le 17 décembre à Alger. Le Président de l’OPEP, Chakib Khelil a déclaré que l’organisation « accepte de prendre le 17 décembre toutes les mesures nécessaires de façon à ajuster l’offre à la demande pour réaliser la stabilité du marché »

jeudi 6 mars 2008

Quel intérêt pour les biocarburants dans les pays occidentaux


Les scientifiques s’interrogent sur l’intérêt des biocarburants. Lors d’un séminaire à Grenoble des experts se sont inquiétés de la précipitation avec laquelle on s’est engagés dans la production de biocarburants.

Les pays occidentaux ont engagés depuis 2003 des plans ambitieux de développement des biocarburants. Aujourd’hui l’OCDE, l’ONU, la FAO (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture) ont publiés des rapports à charge contre ces carburants.

La Commission Européenne se retrouve maintenant isolée dans sa détermination à développer les biocarburants. Le commissaire à l’énergie Piebalgs à récemment dit en réponse au rapport de la Chambre des Communes: ” The Commission strongly disagrees with the conclusion of the Environmental Audit Committee of the British House of Commons report, where it says that the overall environmental effect of existing biofuel policy is negative. On the contrary, it is delivering significant greenhouse gas reductions, compared with its alternative, oil.”

Le bilan énergétique global très contreversé, l’impact environnemental de la mise en production des terres en jachère, la concurrence avec les cultures alimentaires, le peu d’incidence sur le changement climatique, sont quelques sujets qui minimisent l’intérêt des biocarburants. Les points positifs sont plus difficiles à identifier.

TOTAL qui s’était engagé à ouvrir 500 stations services à l’éthanol fin 2007 n’en à ouvert que 150, de toute façon les constructeurs de voitures ne sont pas au rendez-vous et les pompes de E85 opérationnelles restent inactives.

L’année 2008 va obliger les politiques et les scientifiques a se reposer la question de l’intérêt de ces carburants.

Un sondage a été mis en ligne sur la page d’accueil du site Europétrole le 3 février pour vous demander votre avis sur l’opportunité des biocarburants comme carburant.

samedi 23 février 2008

Gazprom, Total et StatoilHydro créent la société opératrice de la première phase de développement de Shtokman


Le 21 février, au siège de Gazprom, Alexey Miller, Président du Directoire de Gazprom, Christophe de Margerie, Directeur général de Total, et Helge Lund, Président-Directeur général de StatoilHydro, ont signé un accord donnant naissance à la Shtokman Development Company dans laquelle Gazprom détient une participation de 51 %, Total 25 % et StatoilHydro 24 %.

La « Shtokman Development Company », société de droit suisse, se chargera de l’ingénierie du projet, du développement, de la construction, du financement et de l’exploitation des installations de la première phase de développement du gisement de Shtokman.

Les partenaires ont précisé que les études d’ingénierie et de conception (FEED) du projet ont été lancées. Les conclusions de cette étude, attendues au second semestre 2009, devraient permettre de prendre une décision finale d’investissement. Par ailleurs, les sous-traitants russes et internationaux chargés des études de FEED ont déjà été désignés et un site à terre à été choisi pour la construction des installations, près de Teriberka, dans la région de Mourmansk.

« Ce partenariat stratégique réunit la longue expérience, les nombreuses ressources et les technologies de pointe de nos trois compagnies. Ces éléments, indispensables à la réussite de ce projet unique en son genre, garantiront un approvisionnement en gaz fiable et pour le long terme aux consommateurs européens. La création de la Shtokman Development Company marque la première étape de la réalisation du développement de Shtokman », déclare Alexey Miller.

« La création par Gazprom, Total et StatoilHydro de cette entreprise conjointe constitue une étape importante qui nous permet d’unir nos forces et nos expériences dans le développement de grands projets situés dans des environnements hostiles et reculés afin de répondre aux enjeux du projet Shtokman », affirme Christophe de Margerie.

« Shtokman peut servir d’impulsion au lancement de nouveaux projets dans la région Arctique, en toute sécurité malgré la rigueur du climat et de l’environnement. Nous sommes impatients de passer aux étapes suivantes de cet ambitieux projet mené en coopération avec Gazprom et Total et d’apporter notre expérience et nos compétences acquises sur le plateau continental norvégien », ajoute Helge Lund.

dimanche 30 septembre 2007

Résultats 2006 de l'enquête annuelle sur les consommations d'énergie dans l'industrie



En 2006, la consommation brute d'énergie dans l'industrie manufacturière atteint 35,4 millions de tep en baisse de 2,5% par rapport à l'an dernier. La consommation nette est de 33,7 millions (-2%). Ces diminutions s'inscrivent dans un contexte de faible augmentation de la production (+0,8% entre 2005 et 2006).

Depuis quatre ans la facture énergétique ne cesse d'augmenter. Elle progresse de 11,3% en 2006 après une augmentation déjà vive en 2005 (+14,7%). Elle atteint ainsi 11,5 milliards d'euros. Hormis le coke de houille, tous les types d'énergie voient leur prix fortement augmenter dans la lignée des années précédentes : forte hausse des prix des produits pétroliers, augmentation continue du prix des énergies telles que l'électricité ou la vapeur. On peut noter la stabilité cette année du prix du charbon.

Depuis dix ans, la hiérarchie des divers types d'énergies n'a que peu évolué. La part du gaz s'est stabilisée à 38% du total des énergies hors usage matière première. Il a été rejoint à partir de 2002 par l'électricité en progression constante. De 33,6% en 1996, la part de cette énergie passe à 38,7% en 2006.

mercredi 8 août 2007

Le raffinage en France change de main



SHELL en 2005 et 2006 a vendu ses réseaux de distribution de produits pétroliers liquides et gazeux en Afrique, en Europe de l’Est, au Portugal, aux Antilles aux îles Fidji et Tonga.

SHELL avait annoncé en février 2007 qu’il envisageait la cession d’un certain nombre de sites de raffinage et pétrochimiques en France. Ce projet a été confirmé le 2 août dans un communiqué qui annonçait la vente à Petroplus Holdings le site de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, d’une capacité de 154 000 barils par jour, et celui de Reichstett-Vendenheim, dans le Bas-Rhin, d’une capacité de 85 000 barils. Quand au site pétrochimique de Berre-l’Etang, dans les Bouches-du-Rhône, celui-ci serait cédé au groupe néerlandais Basell pour un montant de 700 millions de dollars.

Petroplus possède et exploite actuellement cinq raffineries en Europe : les raffineries Coryton et Teesside au Royaume-Uni, la raffinerie Ingolstadt, en Allemagne, la raffinerie Belgium Refining Company d’Anvers, en Belgique, la raffinerie Cressier dans le canton de Neuchâtel, en Suisse. La capacité de toutes les raffineries réunies est de l’ordre de 625 000 barils par jour. Petroplus avec cette acquisition va devenir le plus gros raffineur en Europe.

Basell, propriété du groupe américain Access Industries leader mondial dans la production de matières plastiques est le premier client de la raffinerie de Berre pour les bases de matière plastique.

Shell explique que ces cessions s’inscrivent dans sa stratégie globale de simplification de son portefeuille d’activités et de concentration sur les métiers à plus forte marge : l’amont pétrolier.

Pour l’instant le réseau de distribution reste sous l’enseigne SHELL, mais pour combien de temps ?

Après le rachat fin 2005 de la raffinerie de Lavéra par INOS à BP, le raffinage en France change de main et est progressivement délaissé par les majors pétrolières qui recentrent leur activité sur l’amont, beaucoup plus lucratif. Les réseaux de distribution de produits finis depuis les dépôts jusqu’aux stations services subiront probablement dans les prochains mois également des bouleversements et changements d’enseigne au profit de la grande distribution.

La situation du raffinage en France va devenir le suivant :

- TOTAL : six raffineries, Donges, Gonfreville, Flandres, Grandpuits, Feyzin, La Mède

- ESSO : deux raffineries, Port-Jérôme, Fos-sur-Mer

- PETROPLUS : deux raffineries, Petit-Couronne, Reichstett Vendenheim,

- BASELL : une raffinerie, Berre l’Etang,

- INOS : une raffinerie, Lavéra