samedi 23 février 2008

Gazprom, Total et StatoilHydro créent la société opératrice de la première phase de développement de Shtokman


Le 21 février, au siège de Gazprom, Alexey Miller, Président du Directoire de Gazprom, Christophe de Margerie, Directeur général de Total, et Helge Lund, Président-Directeur général de StatoilHydro, ont signé un accord donnant naissance à la Shtokman Development Company dans laquelle Gazprom détient une participation de 51 %, Total 25 % et StatoilHydro 24 %.

La « Shtokman Development Company », société de droit suisse, se chargera de l’ingénierie du projet, du développement, de la construction, du financement et de l’exploitation des installations de la première phase de développement du gisement de Shtokman.

Les partenaires ont précisé que les études d’ingénierie et de conception (FEED) du projet ont été lancées. Les conclusions de cette étude, attendues au second semestre 2009, devraient permettre de prendre une décision finale d’investissement. Par ailleurs, les sous-traitants russes et internationaux chargés des études de FEED ont déjà été désignés et un site à terre à été choisi pour la construction des installations, près de Teriberka, dans la région de Mourmansk.

« Ce partenariat stratégique réunit la longue expérience, les nombreuses ressources et les technologies de pointe de nos trois compagnies. Ces éléments, indispensables à la réussite de ce projet unique en son genre, garantiront un approvisionnement en gaz fiable et pour le long terme aux consommateurs européens. La création de la Shtokman Development Company marque la première étape de la réalisation du développement de Shtokman », déclare Alexey Miller.

« La création par Gazprom, Total et StatoilHydro de cette entreprise conjointe constitue une étape importante qui nous permet d’unir nos forces et nos expériences dans le développement de grands projets situés dans des environnements hostiles et reculés afin de répondre aux enjeux du projet Shtokman », affirme Christophe de Margerie.

« Shtokman peut servir d’impulsion au lancement de nouveaux projets dans la région Arctique, en toute sécurité malgré la rigueur du climat et de l’environnement. Nous sommes impatients de passer aux étapes suivantes de cet ambitieux projet mené en coopération avec Gazprom et Total et d’apporter notre expérience et nos compétences acquises sur le plateau continental norvégien », ajoute Helge Lund.

dimanche 30 septembre 2007

Résultats 2006 de l'enquête annuelle sur les consommations d'énergie dans l'industrie



En 2006, la consommation brute d'énergie dans l'industrie manufacturière atteint 35,4 millions de tep en baisse de 2,5% par rapport à l'an dernier. La consommation nette est de 33,7 millions (-2%). Ces diminutions s'inscrivent dans un contexte de faible augmentation de la production (+0,8% entre 2005 et 2006).

Depuis quatre ans la facture énergétique ne cesse d'augmenter. Elle progresse de 11,3% en 2006 après une augmentation déjà vive en 2005 (+14,7%). Elle atteint ainsi 11,5 milliards d'euros. Hormis le coke de houille, tous les types d'énergie voient leur prix fortement augmenter dans la lignée des années précédentes : forte hausse des prix des produits pétroliers, augmentation continue du prix des énergies telles que l'électricité ou la vapeur. On peut noter la stabilité cette année du prix du charbon.

Depuis dix ans, la hiérarchie des divers types d'énergies n'a que peu évolué. La part du gaz s'est stabilisée à 38% du total des énergies hors usage matière première. Il a été rejoint à partir de 2002 par l'électricité en progression constante. De 33,6% en 1996, la part de cette énergie passe à 38,7% en 2006.

mercredi 8 août 2007

Le raffinage en France change de main



SHELL en 2005 et 2006 a vendu ses réseaux de distribution de produits pétroliers liquides et gazeux en Afrique, en Europe de l’Est, au Portugal, aux Antilles aux îles Fidji et Tonga.

SHELL avait annoncé en février 2007 qu’il envisageait la cession d’un certain nombre de sites de raffinage et pétrochimiques en France. Ce projet a été confirmé le 2 août dans un communiqué qui annonçait la vente à Petroplus Holdings le site de Petit-Couronne, en Seine-Maritime, d’une capacité de 154 000 barils par jour, et celui de Reichstett-Vendenheim, dans le Bas-Rhin, d’une capacité de 85 000 barils. Quand au site pétrochimique de Berre-l’Etang, dans les Bouches-du-Rhône, celui-ci serait cédé au groupe néerlandais Basell pour un montant de 700 millions de dollars.

Petroplus possède et exploite actuellement cinq raffineries en Europe : les raffineries Coryton et Teesside au Royaume-Uni, la raffinerie Ingolstadt, en Allemagne, la raffinerie Belgium Refining Company d’Anvers, en Belgique, la raffinerie Cressier dans le canton de Neuchâtel, en Suisse. La capacité de toutes les raffineries réunies est de l’ordre de 625 000 barils par jour. Petroplus avec cette acquisition va devenir le plus gros raffineur en Europe.

Basell, propriété du groupe américain Access Industries leader mondial dans la production de matières plastiques est le premier client de la raffinerie de Berre pour les bases de matière plastique.

Shell explique que ces cessions s’inscrivent dans sa stratégie globale de simplification de son portefeuille d’activités et de concentration sur les métiers à plus forte marge : l’amont pétrolier.

Pour l’instant le réseau de distribution reste sous l’enseigne SHELL, mais pour combien de temps ?

Après le rachat fin 2005 de la raffinerie de Lavéra par INOS à BP, le raffinage en France change de main et est progressivement délaissé par les majors pétrolières qui recentrent leur activité sur l’amont, beaucoup plus lucratif. Les réseaux de distribution de produits finis depuis les dépôts jusqu’aux stations services subiront probablement dans les prochains mois également des bouleversements et changements d’enseigne au profit de la grande distribution.

La situation du raffinage en France va devenir le suivant :

- TOTAL : six raffineries, Donges, Gonfreville, Flandres, Grandpuits, Feyzin, La Mède

- ESSO : deux raffineries, Port-Jérôme, Fos-sur-Mer

- PETROPLUS : deux raffineries, Petit-Couronne, Reichstett Vendenheim,

- BASELL : une raffinerie, Berre l’Etang,

- INOS : une raffinerie, Lavéra

samedi 28 juillet 2007

GDF - SONATRACH suite


A une question à M. Chakib Khelilsur l’idée française d’un rapprochement capitalistique, entre la compagnie nationale, Sonatrach, et le gazier français, GDF, celui-ci a affirmé que « les groupes énergétiques français n’ont pas fait à Sonatrach des propositions de nature à l’intéresser et à contribuer à son développement international ».
A suivre

Record de consommation de pétrole en Chine


Selon les dernières statistiques établies par les douanes chinoises, la Chine a battu son record en important 99,59 millions de tonnes de pétrole, d'une valeur de 30,915 milliards d’euros, durant le premier semestre de cette année. Les chiffres établies montrent que durant cette période, la Chine a importé 81,54 millions de tonnes de pétrole brut (soit 11,2% de plus par rapport à la même période de 2006) et 18,05 millions de tonnes de pétrole raffiné, une baisse de 1% par rapport à la période correspondante de l'année passée.

mercredi 18 juillet 2007

Gaz de France n'est ni à vendre ni à louer



Propos de Jean-François Cirelli le 26 juillet 2006:
«Gaz de France souhaite que l'on cesse de faire sa stratégie à sa place. L'évolution de l'entreprise est du ressort de son conseil d'administration, de sa direction et de ses collaborateurs», a-t-il déclaré, ajoutant que son groupe n'était «ni à vendre ni à démanteler» et que «la force de Gaz de France est d'être un opérateur intégré sur l'ensemble de la chaîne gazière, dans le respect des directives européennes. Tout projet qui viserait à remettre en cause l'intégration du groupe sera fermement rejeté par l'entreprise.»
A suivre... en juillet 2008

dimanche 8 juillet 2007

GDF SONATRACH toujours d'actualité et des rumeursde vente de titres EDF


A trois jours du voyage de N. SARKOSY en Algérie, GDF n'a toujours pas trouvé le partenaire idéal.
Les 3 solutions de rapprochement étudiées par le gouvernement sont SUEZ, EDF et SONATRACH. Un mariage à 3 n'est également pas à écarter.
La semaine prochaine sera décisive avec peut-être une décision de désengagement de l'état dans le capital d'EDF. L'Etat français détient encore 87% du capital d'EDF. Une cession de 5% du capital d'EDF rapporterait à l'Etat environ 7 milliards d'euros, au cours de Bourse de vendredi (77,93 euros à la clôture).